Dans l’esprit d’un propriétaire d’une Audi A8

Unique concession à l’autosatisfaction (avec l’amour du champagne), je me suis offert, il y a trois ans, une voiture haut de gamme. Le plus haut modèle d’une marque allemande, réputée pour sa robustesse et sa disposition à afficher la réussite sociale de son propriétaire. Il s’agit d’une Audi A8, et jusqu’à ce qu’ils engendrent l’A10, il s’agira de la plus grosse berline grand public accessible au visiteur de concession. Je dois être un des rares à la conduire moi-même. Je n’ai pas souscrit à l’option « chauffeur », d’abord pour le plaisir de piloter l’engin moi-même, et aussi parce que son électronique embarquée s’y substitue aisément, comme une sorte de conducteur invisible qui se parque tout seul, même en marche arrière, qui se maintient entre les lignes blanches, qui détecte les véhicules alentours, qui ralentit à leur approche, qui accélère pour les doubler, qui anticipe les collisions, et qui me mène là où je le désire par commande vocale. Il s’en faut de peu pour que je puisse lire mon journal sur l’autoroute. C’est la mort annoncée de Driving Miss Daisy. Je me rappelle m’être bien marré le jour de l’achat. Le vendeur était surexcité à l’idée de boucler son objectif mensuel en une seule vente. Il m’a présenté, sans rire, l’option « Key Warming System », qui mémorise dans la clé de contact tes préférences personnelle de chauffage intérieur, au cas où tu serais vraiment trop fainéant pour presser trois fois un bouton qui se trouve par défaut… sur le volant. Je pouvais également opter pour le double vitrage, si mes préoccupations écologiques chatouillaient ma pulsion d’achat. Ça compenserait un peu le quatre litre qui repose sous le capot. En fait c’est surtout pour l’isolation phonique. Le clou : le récepteur télé intégré à l’écran du système de navigation. Le type était convaincu qu’il allait me la fourguer, celle-là, parce que j’étais un « homme de média ». Il n’a pas compris pourquoi j’ai boudé sa téloche à trois mille euros. Par contre, le téléphone intégré est, bien entendu, fourni de série. Si vous connaissez le numéro de la voiture, vous pouvez y déposer un message vocal à son intention expresse, et que je n’entendrai qu’une fois à bord. Appeler un correspondant est aussi simple que de prononcer son nom à haute voix ; la machine compose alors le numéro et appelle. Lorsque la voiture est mise en service, une jeune dame annonce vos messages. Je l’ai appelée Naomi, du nom de qui vous devinez.

Croissance et enthousiasme

Le 23 juin 2010, Bart, Serge et moi, partenaires au sein d’Early Stage, sommes passés devant le notaire afin d’ouvrir le capital de notre entreprise au groupe Cronos. Cet investissement transforme Early Stage (sprl) en K Company (sa) et nous ouvre les portes d’une croissance subite et d’opportunités croissantes. Autant dire que le moment fut excitant, même si nous gardons tous la mesure des enjeux. Ci-dessous, un extrait du communiqué de presse qui est publié pour l’occasion.

Early Stage devient K Company

Le cabinet de conseil en e-business EARLY STAGE devient K Company suite à une prise de participation du groupe Cronos au capital de la société. Les impacts sont positifs et nombreux.

La croissance d’Early Stage

Active depuis 2008 dans les domaines de l’e-business, la stratégie web, l’Entreprise 2.0 et l’e-gouvernement, la société Early Stage vient d’ouvrir son capital au groupe flamand Cronos, important acteur technologique au nord du pays. Ce mariage offre à Early Stage l’opportunité de franchir un grand bond dans sa croissance, et fournit à Cronos l’expertise stratégique et l’extension nationale nécessaires à la constitution d’un acteur majeur dans le paysage digital belge. C’est ainsi que nait la société anonyme « K Company ».

La transformation en K Company

Grâce à cet investissement et aux synergies générées par ce rapprochement, K Company peut désormais proposer à ses clients une offre de services combinant l’approche stratégique qui fut au cœur des activités d’Early Stage et les larges compétences techniques disponibles au sein du groupe Cronos. K Company apporte au marché une marque intégrée en commercialisant les services de Cronos sous une bannière unique. Cette intégration permet à K Company d’afficher un revenu consolidé de plus de 15 millions d’euros et de compter 120 experts dans ses rangs. Par ailleurs, les réseaux de contacts combinés permettent à la nouvelle structure d’atteindre une clientèle élargie sur l’ensemble du territoire belge. « Cronos et Early Stage étaient souvent présents au sein des mêmes comptes, et la complémentarité des approches nous permet maintenant de multiplier notre force de frappe », affirme Bart Van Den Kieboom, Managing Partner de K Company.

Une offre de services étendue

Le positionnement de K Company s’inscrit dans le service à haute valeur ajoutée offert aux grands comptes et aux institutions. Son offre de services s’étend désormais à l’ensemble des prestations d’intégration technologique, supportées par l’approche stratégique qui a fait son succès initial. « Nous étions spécialisés dans les premières phases des projets digitaux : stratégie, analyse, support. Nous pouvons maintenant compter sur la compétence d’un vaste vivier d’experts et d’ingénieurs en développement informatique, sur pratiquement toutes les technologies disponibles sur le marché », affirme Laurent Kinet, Managing Partner de K Company. La société fournit désormais des solutions complètes en e-business (portails d’entreprise, plateformes collaboratives, e-commerce, réseau social d’entreprise), en e-marketing (web, mobile, télévision interactive, médias sociaux), et en CRM, chacune étant abordée sous l’angle stratégique, en intégrant ces solutions dans l’écosystème économique, opérationnel et humain de ses clients.

Voir http://www.earlystage.be en attendant http://www.k-cy.com.

La vie de château…

Early Stage, vous le savez sans doute, a installé ses bureaux liégeois au sein du château Nagelmackers à Angleur, petit bijou d’architecture XVIIIème entièrement rénové par la Région Wallonne. Nous furent les premiers à y entrer en tant qu’entreprise. Pour l’occasion, nous avons organisé, le 6 mai 2010, une réception où nos clients, amis et familles ont pu découvrir notre environnement de travail. Nous avons également eu la chance de bénéficier d’un petit concert privé donné par Barbara, Barna et Manon, qui nous ont interprété du Purcell du meilleur cru.

Ci-dessous, le petit film relatant cette belle soirée, réalisée par Telemak, que nous remercions au passage !