Chroniques

L’Adieu aux Armes

Certes, il y a ce côté prophète, héraut des premiers âges digitaux, oracle précurseur d’un marché balbutiant, mais c’est bien la première chose qui disparaît lorsque derrière cette figure tutélaire, derirère ce bronze en ronde-bosse pyrogravé d’un “I was the first” au fer rouge, apparaît l’homme, l’humain, l’imparfait, fragile comme nous tous, fait de chair et d’émotion et qui, de la distance hiératique forgée par l’histoire, se fait alors tout proche en nous ressemblant.

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L’Adieu aux Armes

Certes, il y a ce côté prophète, héraut des premiers âges digitaux, oracle précurseur d’un marché balbutiant, mais c’est bien la première chose qui disparaît lorsque derrière cette figure tutélaire, derirère ce bronze en ronde-bosse pyrogravé d’un “I was the first” au fer rouge, apparaît l’homme, l’humain, l’imparfait, fragile comme nous tous, fait de chair et d’émotion et qui, de la distance hiératique forgée par l’histoire, se fait alors tout proche en nous ressemblant.

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La Rédemption du Téléphone

Je suis le Téléphone, le Neuf, l’Immérité. Le prince des mitaines aux applis de génie. Ma surface est plane, éternelle, ténébreuse, pourtant elle y accueille le royaume des mondes. On peut tout y lire, il y a une application pour tout ; je suis l’Hospitalité Ultime.

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La Rédemption du Téléphone

Je suis le Téléphone, le Neuf, l’Immérité. Le prince des mitaines aux applis de génie. Ma surface est plane, éternelle, ténébreuse, pourtant elle y accueille le royaume des mondes. On peut tout y lire, il y a une application pour tout ; je suis l’Hospitalité Ultime.

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La Tirade du Bide

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, et rapide :
Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel bide,
Il faudrait sur-le-champ que je le dégraissasse ! “

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La Tirade du Bide

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, et rapide :
Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel bide,
Il faudrait sur-le-champ que je le dégraissasse ! “

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Note sur la colère

J’explose. D’un large revers de la main, j’envoie la lampe de bureau s’émietter sur le sol (une Tiffany, copie parfaite), j’envoie valser ma chaise en cuir sur le long du parquet, je hurle quelques sons rauques en balayant une cabriole de derviche-tourneur, pour finir épuisé, assis sur le rebord de la fenêtre. Les rais dardant de tout à l’heure ne sont plus que lasers migraineux, et la poésie s’est faite ulcère. Ma colère fut foudroyante et solitaire, la pièce est ravagée, je me sens mieux.

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Note sur la colère

J’explose. D’un large revers de la main, j’envoie la lampe de bureau s’émietter sur le sol (une Tiffany, copie parfaite), j’envoie valser ma chaise en cuir sur le long du parquet, je hurle quelques sons rauques en balayant une cabriole de derviche-tourneur, pour finir épuisé, assis sur le rebord de la fenêtre. Les rais dardant de tout à l’heure ne sont plus que lasers migraineux, et la poésie s’est faite ulcère. Ma colère fut foudroyante et solitaire, la pièce est ravagée, je me sens mieux.

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Lettre à la Belgique

Il se peut que jamais je ne le dise en face
L’agonie épaissit les traits de tes frontières
Mais que le mal régresse et que les années passent
Quelques d’entre les tiens iront à vent contraire

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Lettre à la Belgique

Il se peut que jamais je ne le dise en face
L’agonie épaissit les traits de tes frontières
Mais que le mal régresse et que les années passent
Quelques d’entre les tiens iront à vent contraire

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Une première télé (en 1987)

« Quel con ! » Guy Lux me balance cette aimable apostrophe lorsque je le salue, à la suite de tous les autres, en arrivant pour la première fois sur le plateau de La Classe. J’ai dû mal entendre. Non, j’ai bien entendu. Ca ne doit pas m’être adressé. Si, ça m’est adressé. Ô joie. Voilà donc la célèbre éducation française, le savoir-vivre hexagonal dont on vante la rigueur aux fin fond des colonies. Mon premier contact avec Guy Lux : quel con.

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Une première télé (en 1987)

« Quel con ! » Guy Lux me balance cette aimable apostrophe lorsque je le salue, à la suite de tous les autres, en arrivant pour la première fois sur le plateau de La Classe. J’ai dû mal entendre. Non, j’ai bien entendu. Ca ne doit pas m’être adressé. Si, ça m’est adressé. Ô joie. Voilà donc la célèbre éducation française, le savoir-vivre hexagonal dont on vante la rigueur aux fin fond des colonies. Mon premier contact avec Guy Lux : quel con.

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On n’est pas couché : une réflexion (suite)

C’est au tour de Francis Lalanne de prendre place dans le « fauteuil », sellette intelligemment disposée coté cour, face aux rosiers du jardin. L’homme est élancé, élégant, le jean serré dans les bottines et le cheveu dans le catogan, matamore de cape et d’épée, el capitan des belles lettres françaises. La première question de Ruquier, neutre et bienveillante, lui attire une réponse franche et directe.

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On n’est pas couché : une réflexion (suite)

C’est au tour de Francis Lalanne de prendre place dans le « fauteuil », sellette intelligemment disposée coté cour, face aux rosiers du jardin. L’homme est élancé, élégant, le jean serré dans les bottines et le cheveu dans le catogan, matamore de cape et d’épée, el capitan des belles lettres françaises. La première question de Ruquier, neutre et bienveillante, lui attire une réponse franche et directe.

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On n’est pas couché : une réflexion

C’est un théâtre antique tout de bleu flouté, peuplé d’un public écrémé fait d’honnêtes citoyens et de jeunes biquettes pimplochées, soulignant de leurs applaudissements consentis les saillies des tragédiens, n’ayant cure des contradictions, applaudissant tantôt un camp, tantôt l’autre avec la même ferveur commandée.

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On n’est pas couché : une réflexion

C’est un théâtre antique tout de bleu flouté, peuplé d’un public écrémé fait d’honnêtes citoyens et de jeunes biquettes pimplochées, soulignant de leurs applaudissements consentis les saillies des tragédiens, n’ayant cure des contradictions, applaudissant tantôt un camp, tantôt l’autre avec la même ferveur commandée.

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Seraing-le-Chtu

Aujourd’hui, le fier donjon n’est plus que ruines ensevelies sous une végétation déchainée, navrante infortune qui abîme autant la pierre que la bourgade : c’est son nom même qui se déracine.

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Seraing-le-Chtu

Aujourd’hui, le fier donjon n’est plus que ruines ensevelies sous une végétation déchainée, navrante infortune qui abîme autant la pierre que la bourgade : c’est son nom même qui se déracine.

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Transferts Sud-Nord #3 : la magistrate

Fiers citoyens de Willebroek et de la province d’Anvers, une fois n’est pas coutume, mais dans le cadre des transferts sud-nord dont je vous entretenais il y a quelques semaines, afin de compenser ceux qui, doit-on croire, transitent dans l’autre

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Transferts Sud-Nord #3 : la magistrate

Fiers citoyens de Willebroek et de la province d’Anvers, une fois n’est pas coutume, mais dans le cadre des transferts sud-nord dont je vous entretenais il y a quelques semaines, afin de compenser ceux qui, doit-on croire, transitent dans l’autre

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Transferts Sud-Nord #2 : l’imam iranien

Fiers citoyens de Maasmechelen et du reste du Limbourg, une fois n’est pas coutume, mais je vous dois de plates excuses. En effet, si vous êtes contraints d’interrompre vos barbecues un dimanche de juin prochain pour aller à nouveau désigner

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Transferts Sud-Nord #2 : l’imam iranien

Fiers citoyens de Maasmechelen et du reste du Limbourg, une fois n’est pas coutume, mais je vous dois de plates excuses. En effet, si vous êtes contraints d’interrompre vos barbecues un dimanche de juin prochain pour aller à nouveau désigner

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Transferts Sud-Nord #1 : le blaireau

Fiers citoyens de Koekelare et de Flandre Occidentale, une fois n’est pas coutume, mais l’incessant débat communautaire qui empoisonne notre si belle relation commence doucettement à m’échauffer les oreilles, et particulièrement l’épineuse question des “transferts nord-sud”, expression toute humanitaire qui

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Transferts Sud-Nord #1 : le blaireau

Fiers citoyens de Koekelare et de Flandre Occidentale, une fois n’est pas coutume, mais l’incessant débat communautaire qui empoisonne notre si belle relation commence doucettement à m’échauffer les oreilles, et particulièrement l’épineuse question des “transferts nord-sud”, expression toute humanitaire qui

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Pour la scission de l’arrondissement Aywaille-Fléron

« Aywaille et Fléron, deux agréables communes qui n’ont plus rien de liégeois ! » si l’on en croit un commentateur anonyme à l’incontestable courage politique. Il ajoute qu’une fois le district scindé, ses habitants pourront être jugés en vrai wallon fléronais, incompréhensible des magistrats de l’ardente cité, qui ne djôsent qu’un français académique hermétique.

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Pour la scission de l’arrondissement Aywaille-Fléron

« Aywaille et Fléron, deux agréables communes qui n’ont plus rien de liégeois ! » si l’on en croit un commentateur anonyme à l’incontestable courage politique. Il ajoute qu’une fois le district scindé, ses habitants pourront être jugés en vrai wallon fléronais, incompréhensible des magistrats de l’ardente cité, qui ne djôsent qu’un français académique hermétique.

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