Vaste et passionnant sujet sur lequel Early Stage se penche depuis quelques temps, persuadée qu’il s’agit là d’un enjeu fondamental pour les entreprises dans les prochaines années. Bien plus que la problématique de recrutement, le “corporate social” touche les domaines plus vastes de GRH, de management, de partage de connaissance, d’outils partagés, d’éthique, de performance, de productivité, et même de philosophie (l’ensemble habituellement condensé dans le terme un peu spécieux de “Entreprise 2.0″).
Un enjeu que mon pote Roald a très bien compris dans sa réflexion sur la socialligence (intelligence sociale, tissu d’interaction entre les membres, à distinguer de l’intelligence collective, résultat de cette interaction).
A titre d’introduction à cette problématique, le petit film de Michaël Wesch sur la révolution de l’information.
Avez-vous remarqué (dans un magazine ou un article) la campagne récente de l’Université Catholique de Louvain pour le rassemblement de ses Alumni sur un site communautaire façon Facebook, baptisé UCLBook ?
La campagne est excellente, et ses résultats doivent l’être tout autant, poussés par le relais de la presse généraliste qui a commenté l’initiative peu banale d’une communication académique sous les codes publicitaires capitalistes.
Une question cependant me turlupine : le nom UCLBook, référence patente au “modèle universel” (également né d’une université), qui singe littérallement, dans un objectif inavoué d’appropriation ou de simplicité, un succès antérieur, parfaitement noyé dans l’économie de marché, diamétralement opposé aux valeurs et aux objectifs académiques poursuivis par une université, chancre de l’esprit critique et de la distanciation. Je trouve ce choix extrêmement malheureux, venant d’une institution à l’excellente réputation (et pour qui j’ai eu la chance de fournir quelques conseils stratégiques, d’ailleurs :-))
L’université de St Andrews en Grande-Bretagne mène des projets dont la finalité parfois m’échappe, d’autant qu’ils sont financés par les deniers publics. L’expérience Face of the Future, par exemple, ambitionne (tenez-vous bien) d’explorer les implications sociales de l’utilisation des technologie de facialité informatique.
En somme il s’agit de morphing : fusionnez deux visages, voyez-vous en enfant ou vieillard, en asiatique ou dans l’autre sexe - et même, plus amusant, dessiné par des maîtres de la peinture classique (à me voir en Modigliani ci-dessous, je me dis que ses modèles ne devaient absolument pas ressembler à leur représentation).
Télévision et téléphonie (mobile) relèvent des expériences les plus populaires de l’histoire des médias. L’ambition de les fusionner est le rêve de nombreux entrepreneurs et industriels depuis des années déjà. Mais il y a des embûches sur le chemin de la généralisation du paradigme. En voici quelques-uns.