Voici pourquoi je suis “passé” sur Mac…

Sur l’écran de mon Vista ce matin :

C’est fort similaire à ce qu’on peut lire sur les sites qui considèrent les systèmes d’exploitation de Microsoft comme une intarrissable source d’humour - sauf que là, ça m’est arrivé. Dieu que je suis content de m’être converti !

Ads I like (2008/Q3)

Don’t let your teeth rot in hell.

London by Walkman

Gahns. Soap on a rope.

McDonald’s. Open all night.

Golf R32. Perfectly tuned.

Matthew Barack Santos Obama

L’élection présidentielle de ce mardi 4 novembre aux Etats-Unis n’est pas sans me rappeler avec délectation la 7ème saison de l’excellentissime série The West Wing (A la Maison Blanche), qui raconte la campagne (et la victoire) du député démocrate latino Matthew Santos. Cette saison fut réalisée il y a 4 ans.

Je me suis surpris à la revisionner ces dernières semaines, en suivant la réelle chronologie des faits entre la fiction et la réalité. Amazing!

Retour sur le net.art

En 2002, j’écrivais, au sein d’une note pour l’Université de Liège relative à la possibilité de création artistique avec Internet (les facultés étaient muettes sur le sujet à l’époque, sauf au Canada - Laval - ce n’est plus le cas aujourd’hui) :

L’œuvre de net.art, parce qu’elle s’instancie au chargement de la page, est irrémédiablement séparée de son support, elle s’en désolidarise. L’équipement lui-même devient objet interprétant : la transmission sur internet menacerait ainsi l’authenticité, la teneur de l’œuvre. Mais, en se désolidarisant de son support, elle en devient par la même occasion intimement tributaire. Son infinie reproductibilité est également son impossible reproduction, car elle dépend de l’équipement (informatique) qui lui offre son instance, et qui est donc acteur du processus créatif et artiste lui-même. L’enjeu de l’œuvre d’art visuel sur internet pourrait être la recherche d’une nouvelle forme d’expérience avec l’acteur-regardant, de nouvelles relations à l’œuvre ; l’exploration de nouvelles possibilités esthétiques. L’évolution de la technologie, donc de l’acteur-support, altère la nature de l’œuvre. L’œuvre se transforme perpétuellement ; elle présente constamment une forme aussi unique qu’éphémère. C’est la reproduction interactive en temps réel, qui génère une nouvelle forme d’aura.

Bon… ceux qui en ont le courage peuvent lire le texte in extenso ici. Le lecteur y trouvera quelques réflexions sur la création artistique participative grâce aux réseaux, notion qui, depuis un peu moins de deux ans, prend tout son sens et une ampleur insoupçonnée avec les Facebook, LinkedIn et autre Viadeo.

Ceci n’est d’ailleurs pas sans me rappeler l’expérience de l’université De Montfort appelée A Million Penguins, et dont le principe consiste à rédiger en six semaines un roman sur la base d’un wiki, un roman participatif donc. Trrrrès intéressant projet, qui explore à la fois les aspects collaboratifs de l’intelligence collective (on dira “intelligence sociale” maintenant) et la compatibilité de l’égo créatif (un écrivain en l’occurrence) avec ces nouveaux paradigmes.

Si quelqu’un est intéressé par le lancement d’une expérience similaire en français, qu’il n’hésite pas à me contacter !

Merci à toute l’équipe !

Ce mercredi 8 octobre est mon dernier jour chez LBi en tant que Strategy & Planning Director. J’y serai resté presque neuf années, c’est donc le coeur assez lourd que je prends congé d’excellents collègues.

Je profite de ce billet pour spécialement rendre un modeste hommage à mon équipe du département Strategy & Planning (& Media & Creative :-). Je remercie chacun d’entre eux pour leur enthousiasme, leur motivation, leur terrible esprit d’équipe et leur ouverture d’esprit. Je leur souhaite une continuation digne de leur compétence et de leur humanité. C’est à eux, d’abord, que je pense en quittant le navire.

Good luck, old chaps !

Funny little Belgium (un stuuût ?)

J’ai eu la chance de co-écrire le dernier spectacle de Marc Herman (le 5ème Stuuût), lequel est, par la force des choses, devenu un bon pote avec qui nous avons quelques projets dans les cartons :-). Voici un extrait de ce dernier stuuût.

UCLBook (mon dieu !)

Avez-vous remarqué (dans un magazine ou un article) la campagne récente de l’Université Catholique de Louvain pour le rassemblement de ses Alumni sur un site communautaire façon Facebook, baptisé UCLBook ?

Il y a aussi l’avocat et l’architecte.

La campagne est excellente, et ses résultats doivent l’être tout autant, poussés par le relais de la presse généraliste qui a commenté l’initiative peu banale d’une communication académique sous les codes publicitaires capitalistes.

Une question cependant me turlupine : le nom UCLBook, référence patente au “modèle universel” (également né d’une université), qui singe littérallement, dans un objectif inavoué d’appropriation ou de simplicité, un succès antérieur, parfaitement noyé dans l’économie de marché, diamétralement opposé aux valeurs et aux objectifs académiques poursuivis par une université, chancre de l’esprit critique et de la distanciation. Je trouve ce choix extrêmement malheureux, venant d’une institution à l’excellente réputation (et pour qui j’ai eu la chance de fournir quelques conseils stratégiques, d’ailleurs :-))

YouTube anthropologisé

Michaël Wesch, subitement célèbre grâce à sa spectaculaire vidéo didactique sur le Web 2.0 en 2006 (The Machine is Using Us, visionée près de 7 millions de fois sur YouTube), poursuit, à l’université du Texas, ses travaux anthropologiques sur la digitalisation de la vie sociale, et a présenté, le 23 juin dernier à la Librairie du Congrès Américain, une conférence intitulée “An anthropological Introduction to YouTube”, un vrai moment de bonheur intellectuel pour tous les professionnels du conseil interactif.

Ensemble, on peut tout faire

L’autodérision et l’humour, nappés d’une fine couche de sentimentalisme orthodoxe, donnent des résultats d’une étonnante efficacité.

La cohésion naitra de nos différences, et cette amusante leçon rappelant notre devise nationale (vous savez, l’union, la force, tout ça…), si elle s’adresse à la communauté Wallonie-Bruxelles, appelle aussi à son interprétation nationale : ensemble, on peut tout faire. Francophones et Flamands aussi. Belges.