Privé

“Sex Box”, la nouvelle télé-réalité de 2013, rejoint le livre-fiction de… 2011.

Channel 4, chaîne britannique, va mettre à l’antenne une émission de télé-réalité intitulée “Sex Box”. Comme son nom l’évoque, il s’agit de pêche à la truite. Cette initiative bien réelle me fait penser à un passage de The Herman Show, que j’ai rédigé il y a moins de trois ans. La vitesse de progression du monde, quel que soit le sens de la course (affinage ou délitement) me laisse pantois.

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“Sex Box”, la nouvelle télé-réalité de 2013, rejoint le livre-fiction de… 2011.

Channel 4, chaîne britannique, va mettre à l’antenne une émission de télé-réalité intitulée “Sex Box”. Comme son nom l’évoque, il s’agit de pêche à la truite. Cette initiative bien réelle me fait penser à un passage de The Herman Show, que j’ai rédigé il y a moins de trois ans. La vitesse de progression du monde, quel que soit le sens de la course (affinage ou délitement) me laisse pantois.

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La pelle du 18 juin

Il y a 73 ans, jour pour jour, le 18 juin 1940, le Général de Gaulle prononçait son célèbre discours sur les ondes de la BBC, incitant l’Europe à continuer la lutte contre l’inflation nazie. Ce fut ce qu’on appelle…

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La pelle du 18 juin

Il y a 73 ans, jour pour jour, le 18 juin 1940, le Général de Gaulle prononçait son célèbre discours sur les ondes de la BBC, incitant l’Europe à continuer la lutte contre l’inflation nazie. Ce fut ce qu’on appelle…

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Mission humanitaire à Madagascar

En mars 2013, pendant trois semaines, j’eus le privilège d’accompagner la mission humanitaire Amalgache, active depuis 2005, et dont la mission est d’améliorer la santé bucco-dentaire des enfants d’Ambalavao, sur les hauts plateaux au sud de la capitale Tananarive. Je

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Mission humanitaire à Madagascar

En mars 2013, pendant trois semaines, j’eus le privilège d’accompagner la mission humanitaire Amalgache, active depuis 2005, et dont la mission est d’améliorer la santé bucco-dentaire des enfants d’Ambalavao, sur les hauts plateaux au sud de la capitale Tananarive. Je

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Comment j’utilise Evernote pour la création d’un livre

Comment j’utilise Evernote pour supporter le processus de création d’un livre. Deux de mes passions convergent dans cet article : l’écriture et la productivité assistée par le web, autrement dit l’usage intelligent d’outils appropriés pour se simplifier la vie et accélérer drastiquement des tâches quotidiennes.

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Comment j’utilise Evernote pour la création d’un livre

Comment j’utilise Evernote pour supporter le processus de création d’un livre. Deux de mes passions convergent dans cet article : l’écriture et la productivité assistée par le web, autrement dit l’usage intelligent d’outils appropriés pour se simplifier la vie et accélérer drastiquement des tâches quotidiennes.

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Nomination à la Chambre des Pairs

Nous avons également le plaisir de les consacrer, ensemble, l’homme et la pierre, le futur Pair et la petite maison dans la Pairie.

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Nomination à la Chambre des Pairs

Nous avons également le plaisir de les consacrer, ensemble, l’homme et la pierre, le futur Pair et la petite maison dans la Pairie.

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Santiago 9/11 – Incipit

La lumière arriva en dépit des poignards. Un rai dardant fusa jusqu’à l’œil de Rubén, qu’il ouvrit aussitôt. Encore un matin alourdi des excès de la veille. L’aube envahit la cabane comme on allume la lumière, en filaments froids de soleil effiloché. Rubén frissonna, emmailloté dans le mauvais alcool de la veille qui lui frappait l’intérieur du crâne en rythme régulier.

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Santiago 9/11 – Incipit

La lumière arriva en dépit des poignards. Un rai dardant fusa jusqu’à l’œil de Rubén, qu’il ouvrit aussitôt. Encore un matin alourdi des excès de la veille. L’aube envahit la cabane comme on allume la lumière, en filaments froids de soleil effiloché. Rubén frissonna, emmailloté dans le mauvais alcool de la veille qui lui frappait l’intérieur du crâne en rythme régulier.

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Un prologue chilien

Neruda chante le Chili et l’élève à l’universel ; il célèbre sa nature, le vent d’autres automnes, la majesté des arbres contre la neige ; il loue le trésor vert, l’Amérique forestière, ronce sauvage entre les mers, il implore l’animal, l’oiseau, le fleuve, la roche, comme nul ne l’a fait ; chacun de ses vers est un acte de foi.

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Un prologue chilien

Neruda chante le Chili et l’élève à l’universel ; il célèbre sa nature, le vent d’autres automnes, la majesté des arbres contre la neige ; il loue le trésor vert, l’Amérique forestière, ronce sauvage entre les mers, il implore l’animal, l’oiseau, le fleuve, la roche, comme nul ne l’a fait ; chacun de ses vers est un acte de foi.

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La Rédemption du Téléphone

Je suis le Téléphone, le Neuf, l’Immérité. Le prince des mitaines aux applis de génie. Ma surface est plane, éternelle, ténébreuse, pourtant elle y accueille le royaume des mondes. On peut tout y lire, il y a une application pour tout ; je suis l’Hospitalité Ultime.

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La Rédemption du Téléphone

Je suis le Téléphone, le Neuf, l’Immérité. Le prince des mitaines aux applis de génie. Ma surface est plane, éternelle, ténébreuse, pourtant elle y accueille le royaume des mondes. On peut tout y lire, il y a une application pour tout ; je suis l’Hospitalité Ultime.

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La Tirade du Bide

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, et rapide :
Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel bide,
Il faudrait sur-le-champ que je le dégraissasse ! “

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La Tirade du Bide

Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, et rapide :
Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel bide,
Il faudrait sur-le-champ que je le dégraissasse ! “

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Note sur la colère

J’explose. D’un large revers de la main, j’envoie la lampe de bureau s’émietter sur le sol (une Tiffany, copie parfaite), j’envoie valser ma chaise en cuir sur le long du parquet, je hurle quelques sons rauques en balayant une cabriole de derviche-tourneur, pour finir épuisé, assis sur le rebord de la fenêtre. Les rais dardant de tout à l’heure ne sont plus que lasers migraineux, et la poésie s’est faite ulcère. Ma colère fut foudroyante et solitaire, la pièce est ravagée, je me sens mieux.

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Note sur la colère

J’explose. D’un large revers de la main, j’envoie la lampe de bureau s’émietter sur le sol (une Tiffany, copie parfaite), j’envoie valser ma chaise en cuir sur le long du parquet, je hurle quelques sons rauques en balayant une cabriole de derviche-tourneur, pour finir épuisé, assis sur le rebord de la fenêtre. Les rais dardant de tout à l’heure ne sont plus que lasers migraineux, et la poésie s’est faite ulcère. Ma colère fut foudroyante et solitaire, la pièce est ravagée, je me sens mieux.

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Lettre à la Belgique

Il se peut que jamais je ne le dise en face
L’agonie épaissit les traits de tes frontières
Mais que le mal régresse et que les années passent
Quelques d’entre les tiens iront à vent contraire

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Lettre à la Belgique

Il se peut que jamais je ne le dise en face
L’agonie épaissit les traits de tes frontières
Mais que le mal régresse et que les années passent
Quelques d’entre les tiens iront à vent contraire

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Une première télé (en 1987)

« Quel con ! » Guy Lux me balance cette aimable apostrophe lorsque je le salue, à la suite de tous les autres, en arrivant pour la première fois sur le plateau de La Classe. J’ai dû mal entendre. Non, j’ai bien entendu. Ca ne doit pas m’être adressé. Si, ça m’est adressé. Ô joie. Voilà donc la célèbre éducation française, le savoir-vivre hexagonal dont on vante la rigueur aux fin fond des colonies. Mon premier contact avec Guy Lux : quel con.

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Une première télé (en 1987)

« Quel con ! » Guy Lux me balance cette aimable apostrophe lorsque je le salue, à la suite de tous les autres, en arrivant pour la première fois sur le plateau de La Classe. J’ai dû mal entendre. Non, j’ai bien entendu. Ca ne doit pas m’être adressé. Si, ça m’est adressé. Ô joie. Voilà donc la célèbre éducation française, le savoir-vivre hexagonal dont on vante la rigueur aux fin fond des colonies. Mon premier contact avec Guy Lux : quel con.

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On n’est pas couché : une réflexion (suite)

C’est au tour de Francis Lalanne de prendre place dans le « fauteuil », sellette intelligemment disposée coté cour, face aux rosiers du jardin. L’homme est élancé, élégant, le jean serré dans les bottines et le cheveu dans le catogan, matamore de cape et d’épée, el capitan des belles lettres françaises. La première question de Ruquier, neutre et bienveillante, lui attire une réponse franche et directe.

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On n’est pas couché : une réflexion (suite)

C’est au tour de Francis Lalanne de prendre place dans le « fauteuil », sellette intelligemment disposée coté cour, face aux rosiers du jardin. L’homme est élancé, élégant, le jean serré dans les bottines et le cheveu dans le catogan, matamore de cape et d’épée, el capitan des belles lettres françaises. La première question de Ruquier, neutre et bienveillante, lui attire une réponse franche et directe.

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On n’est pas couché : une réflexion

C’est un théâtre antique tout de bleu flouté, peuplé d’un public écrémé fait d’honnêtes citoyens et de jeunes biquettes pimplochées, soulignant de leurs applaudissements consentis les saillies des tragédiens, n’ayant cure des contradictions, applaudissant tantôt un camp, tantôt l’autre avec la même ferveur commandée.

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On n’est pas couché : une réflexion

C’est un théâtre antique tout de bleu flouté, peuplé d’un public écrémé fait d’honnêtes citoyens et de jeunes biquettes pimplochées, soulignant de leurs applaudissements consentis les saillies des tragédiens, n’ayant cure des contradictions, applaudissant tantôt un camp, tantôt l’autre avec la même ferveur commandée.

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Seraing-le-Chtu

Aujourd’hui, le fier donjon n’est plus que ruines ensevelies sous une végétation déchainée, navrante infortune qui abîme autant la pierre que la bourgade : c’est son nom même qui se déracine.

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Seraing-le-Chtu

Aujourd’hui, le fier donjon n’est plus que ruines ensevelies sous une végétation déchainée, navrante infortune qui abîme autant la pierre que la bourgade : c’est son nom même qui se déracine.

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Sociologie du comeback

   Beaucoup pensent que les artistes sont des gens privilégiés formant une caste insondable aux rites parallèles. Bien souvent, l’opinion publique les classe en deux catégories distinctes, voire opposées. D’un côté se trouve le saltimbanque écorché, pauvrissime et bienheureux, qui produit

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Sociologie du comeback

   Beaucoup pensent que les artistes sont des gens privilégiés formant une caste insondable aux rites parallèles. Bien souvent, l’opinion publique les classe en deux catégories distinctes, voire opposées. D’un côté se trouve le saltimbanque écorché, pauvrissime et bienheureux, qui produit

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Extrait aléatoire

Je propose mes services à L’Oréal, superpuissance cosmétique et fierté industrielle française qui, déjà, façonne les canons de la beauté universelle – qualité qui ne fut pas à l’origine de mon recrutement, alors barbu, maigrichon et gringalet. Je suis mobilisé au service commercial, le saint des saints, l’appareil critique de l’empire, le benzol capitaliste, le royaume des vendeurs – qualité qui ne fut pas, non plus, à l’origine de mon affectation : j’étais nul.

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Extrait aléatoire

Je propose mes services à L’Oréal, superpuissance cosmétique et fierté industrielle française qui, déjà, façonne les canons de la beauté universelle – qualité qui ne fut pas à l’origine de mon recrutement, alors barbu, maigrichon et gringalet. Je suis mobilisé au service commercial, le saint des saints, l’appareil critique de l’empire, le benzol capitaliste, le royaume des vendeurs – qualité qui ne fut pas, non plus, à l’origine de mon affectation : j’étais nul.

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Dans l’esprit d’un propriétaire d’une Audi A8

Unique concession à l’autosatisfaction (avec l’amour du champagne), je me suis offert, il y a trois ans, une voiture haut de gamme. Le plus haut modèle d’une marque allemande, réputée pour sa robustesse et sa disposition à afficher la réussite sociale de son propriétaire. Il s’agit d’une Audi A8, et jusqu’à ce qu’ils engendrent l’A10, il s’agira de la plus grosse berline grand public accessible au visiteur de concession.

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Dans l’esprit d’un propriétaire d’une Audi A8

Unique concession à l’autosatisfaction (avec l’amour du champagne), je me suis offert, il y a trois ans, une voiture haut de gamme. Le plus haut modèle d’une marque allemande, réputée pour sa robustesse et sa disposition à afficher la réussite sociale de son propriétaire. Il s’agit d’une Audi A8, et jusqu’à ce qu’ils engendrent l’A10, il s’agira de la plus grosse berline grand public accessible au visiteur de concession.

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