Je meurs d’amour pour toi
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Ainsi se présente le quatrième de couverture de cet agréable ouvrage, intéressant à plus d’un titre. Outre le fait qu’il dépoussière l’image d’Epinal que nous conservons en mémoire sur les cours royales d’Europe de l’Est, embrumés par les airs romantiques de Romy Schneider, il nous révèle, par petites touches, l’univers intime et parfaitement concret de deux femmes évoluant dans le tableau figé des protocoles impériaux. Comment se vit, et comment s’envisage, l’homosexualité féminime alors ? Où et comment se sont déplacés les tabous ? Quelle relation entretient-on avec une supériorité de rang ? Comment peut-on être à la fois femme soumise et intellectuelle libertaire ? Autant de questions passionnantes auxquelles répondent, partiellement mais avec tant de poésie, les dizaines de billets d’Isabelle, griffonnés à la hâte entre deux moments de la journée, sur le lit, sur le divan ou (sic) sur le pot de chambre, et dépêchés à sa chère soeur Marie-Christine. Malgré moi, je n’ai pu que m’imaginer la grâce à la fois dévote et perverse de cette jeune femme moderne, prisonnière anachronique d’une période encore trop rigide pour elle, mais dont elle s’accomode pour son intérêt, et dont elle partage les enseignements avec l’objet de son coeur. Surprenant, concupiscent et rapide coup d’oeil ! |










