Les étoiles de Compostelle (H. Vincenot)
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Poursuivant dans mon intérêt grandissant pour les bâtisseurs de cathédrales, je referme à l’instant ce petit chef d’œuvre de style et de mysticisme, dissimulant sous une fine intrigue une éblouissante érudition. Extrait (page 109 sq. Editions Folio). En paraphrasant ce que dit Saint Matthieu (VI-13, 14), “Quand tu pries, ne multiplie pas les vaines paroles, comme les païens”, l’abbé Bernard avait dit, en quelque sorte ; “Quand vous faites prier la pierre, ne la torturez pas, avec le tarabiscot, en de vains ornements, comme les païens. Elle prie par sa matière, elle prie par son volume, elle prie par son poids, elle prie par son orientation et vos vaines images n’y ajoutent rien, au contraire !” Bien sûr, les vrais sculpteurs n’étaient pas d’accord, car c’était ainsi se moquer des grands maîtres d’Autun et de Cluny. Mais Bernard était de cette eau, et son succès justement venait de sa grande soif de pureté et de rigueur. S’il était suivi par tant de gens, surtout les jeunes, qui prenaient l’habit blanc et se rasaient le crâne, c’était pour cela, par réaction contre la débauche du siècle, et sans doute pour le retour, qu’il préconisait, vers la rudesse primitive. Tags: Livres
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Posez vos questions aux présidents des partis francophones
La maison d’édition numérique “L’Aurore” prépare un ouvrage intitulé “Le Printemps Wallon”, qui a pour objectif d’introduire le citoyen dans une démarche politique active : une partie de l’ouvrage sera consacré aux réponses apportées par les partis à des questions fondamentales posées par le grand public.
Posez vos questions aux présidents des partis francophones
La maison d’édition numérique “L’Aurore” prépare un ouvrage intitulé “Le Printemps Wallon”, qui a pour objectif d’introduire le citoyen dans une démarche politique active : une partie de l’ouvrage sera consacré aux réponses apportées par les partis à des questions fondamentales posées par le grand public.
Santiago 9/11 – Incipit
La lumière arriva en dépit des poignards. Un rai dardant fusa jusqu’à l’œil de Rubén, qu’il ouvrit aussitôt. Encore un matin alourdi des excès de la veille. L’aube envahit la cabane comme on allume la lumière, en filaments froids de soleil effiloché. Rubén frissonna, emmailloté dans le mauvais alcool de la veille qui lui frappait l’intérieur du crâne en rythme régulier.
Santiago 9/11 – Incipit
La lumière arriva en dépit des poignards. Un rai dardant fusa jusqu’à l’œil de Rubén, qu’il ouvrit aussitôt. Encore un matin alourdi des excès de la veille. L’aube envahit la cabane comme on allume la lumière, en filaments froids de soleil effiloché. Rubén frissonna, emmailloté dans le mauvais alcool de la veille qui lui frappait l’intérieur du crâne en rythme régulier.
L’Adieu aux Armes
Certes, il y a ce côté prophète, héraut des premiers âges digitaux, oracle précurseur d’un marché balbutiant, mais c’est bien la première chose qui disparaît lorsque derrière cette figure tutélaire, derirère ce bronze en ronde-bosse pyrogravé d’un “I was the first” au fer rouge, apparaît l’homme, l’humain, l’imparfait, fragile comme nous tous, fait de chair et d’émotion et qui, de la distance hiératique forgée par l’histoire, se fait alors tout proche en nous ressemblant.
L’Adieu aux Armes
Certes, il y a ce côté prophète, héraut des premiers âges digitaux, oracle précurseur d’un marché balbutiant, mais c’est bien la première chose qui disparaît lorsque derrière cette figure tutélaire, derirère ce bronze en ronde-bosse pyrogravé d’un “I was the first” au fer rouge, apparaît l’homme, l’humain, l’imparfait, fragile comme nous tous, fait de chair et d’émotion et qui, de la distance hiératique forgée par l’histoire, se fait alors tout proche en nous ressemblant.
Un prologue chilien
Neruda chante le Chili et l’élève à l’universel ; il célèbre sa nature, le vent d’autres automnes, la majesté des arbres contre la neige ; il loue le trésor vert, l’Amérique forestière, ronce sauvage entre les mers, il implore l’animal, l’oiseau, le fleuve, la roche, comme nul ne l’a fait ; chacun de ses vers est un acte de foi.
Un prologue chilien
Neruda chante le Chili et l’élève à l’universel ; il célèbre sa nature, le vent d’autres automnes, la majesté des arbres contre la neige ; il loue le trésor vert, l’Amérique forestière, ronce sauvage entre les mers, il implore l’animal, l’oiseau, le fleuve, la roche, comme nul ne l’a fait ; chacun de ses vers est un acte de foi.
La Rédemption du Téléphone
Je suis le Téléphone, le Neuf, l’Immérité. Le prince des mitaines aux applis de génie. Ma surface est plane, éternelle, ténébreuse, pourtant elle y accueille le royaume des mondes. On peut tout y lire, il y a une application pour tout ; je suis l’Hospitalité Ultime.
La Rédemption du Téléphone
Je suis le Téléphone, le Neuf, l’Immérité. Le prince des mitaines aux applis de génie. Ma surface est plane, éternelle, ténébreuse, pourtant elle y accueille le royaume des mondes. On peut tout y lire, il y a une application pour tout ; je suis l’Hospitalité Ultime.
La Tirade du Bide
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, et rapide :
Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel bide,
Il faudrait sur-le-champ que je le dégraissasse ! “
La Tirade du Bide
Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… Oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, et rapide :
Agressif : “Moi, monsieur, si j’avais un tel bide,
Il faudrait sur-le-champ que je le dégraissasse ! “
Note sur la colère
J’explose. D’un large revers de la main, j’envoie la lampe de bureau s’émietter sur le sol (une Tiffany, copie parfaite), j’envoie valser ma chaise en cuir sur le long du parquet, je hurle quelques sons rauques en balayant une cabriole de derviche-tourneur, pour finir épuisé, assis sur le rebord de la fenêtre. Les rais dardant de tout à l’heure ne sont plus que lasers migraineux, et la poésie s’est faite ulcère. Ma colère fut foudroyante et solitaire, la pièce est ravagée, je me sens mieux.
Note sur la colère
J’explose. D’un large revers de la main, j’envoie la lampe de bureau s’émietter sur le sol (une Tiffany, copie parfaite), j’envoie valser ma chaise en cuir sur le long du parquet, je hurle quelques sons rauques en balayant une cabriole de derviche-tourneur, pour finir épuisé, assis sur le rebord de la fenêtre. Les rais dardant de tout à l’heure ne sont plus que lasers migraineux, et la poésie s’est faite ulcère. Ma colère fut foudroyante et solitaire, la pièce est ravagée, je me sens mieux.
Lettre à la Belgique
Il se peut que jamais je ne le dise en face
L’agonie épaissit les traits de tes frontières
Mais que le mal régresse et que les années passent
Quelques d’entre les tiens iront à vent contraire
Lettre à la Belgique
Il se peut que jamais je ne le dise en face
L’agonie épaissit les traits de tes frontières
Mais que le mal régresse et que les années passent
Quelques d’entre les tiens iront à vent contraire
Une première télé (en 1987)
« Quel con ! » Guy Lux me balance cette aimable apostrophe lorsque je le salue, à la suite de tous les autres, en arrivant pour la première fois sur le plateau de La Classe. J’ai dû mal entendre. Non, j’ai bien entendu. Ca ne doit pas m’être adressé. Si, ça m’est adressé. Ô joie. Voilà donc la célèbre éducation française, le savoir-vivre hexagonal dont on vante la rigueur aux fin fond des colonies. Mon premier contact avec Guy Lux : quel con.
Une première télé (en 1987)
« Quel con ! » Guy Lux me balance cette aimable apostrophe lorsque je le salue, à la suite de tous les autres, en arrivant pour la première fois sur le plateau de La Classe. J’ai dû mal entendre. Non, j’ai bien entendu. Ca ne doit pas m’être adressé. Si, ça m’est adressé. Ô joie. Voilà donc la célèbre éducation française, le savoir-vivre hexagonal dont on vante la rigueur aux fin fond des colonies. Mon premier contact avec Guy Lux : quel con.
On n’est pas couché : une réflexion (suite)
C’est au tour de Francis Lalanne de prendre place dans le « fauteuil », sellette intelligemment disposée coté cour, face aux rosiers du jardin. L’homme est élancé, élégant, le jean serré dans les bottines et le cheveu dans le catogan, matamore de cape et d’épée, el capitan des belles lettres françaises. La première question de Ruquier, neutre et bienveillante, lui attire une réponse franche et directe.
On n’est pas couché : une réflexion (suite)
C’est au tour de Francis Lalanne de prendre place dans le « fauteuil », sellette intelligemment disposée coté cour, face aux rosiers du jardin. L’homme est élancé, élégant, le jean serré dans les bottines et le cheveu dans le catogan, matamore de cape et d’épée, el capitan des belles lettres françaises. La première question de Ruquier, neutre et bienveillante, lui attire une réponse franche et directe.