Les Piliers de la Terre (K. Follet)
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Oeuvre monumentale, magistrale, pléthorique, érudite, passionnante ! Que n’a-t-on pas écrit sur cette pièce maîtresse de l’oeuvre de Follett ? Son gros millier de pages dévoré en une semaine, je referme ce livre avec l’irrépressible envie de m’enfoncer illico dans les campagnes françaises ou anglaises à la découverte d’églises abbatiales, de cathédrales et de monastères, y décelant les méthodes et techniques des maîtres bâtisseurs et des artisans décrites en détail par Follet. Il traverse un demi-siècle d’histoire anglaise, oscillant sans peine entre la froide intimité des rois et l’opulente misère des campagnes. Le récit est vif, rapide, il produit d’incessants rebondissements, et nous offre à connaître une série de personnages colorés : Tom le Bâtisseur, artisan et architecte, aussi intellectuellement frustre que moralement fin ; Ellen, fille des bois aux yeux jaunes ; Jack, son gauche de fils devenu maître bâtisseur de génie ; Aliena, noble beauté que le sort n’épargne guère ; William, noble brute que la bêtise n’épargne guère, ou encore Philip, ambitieux et habile prieur prêchant son humilité, et qui, à la toute fin de l’ouvrage, “fit un pas en avant. Il allait fouetter le roi. Il était heureux d’avoir vécu jusque-là. Après cet instant, songea-t-il, le monde ne serait jamais plus tout à fait le même.“ |










