Les Piliers de la Terre (K. Follet)

“Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes. Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque.”

Oeuvre monumentale, magistrale, pléthorique, érudite, passionnante ! Que n’a-t-on pas écrit sur cette pièce maîtresse de l’oeuvre de Follett ?

Son gros millier de pages dévoré en une semaine, je referme ce livre avec l’irrépressible envie de m’enfoncer illico dans les campagnes françaises ou anglaises à la découverte d’églises abbatiales, de cathédrales et de monastères, y décelant les méthodes et techniques des maîtres bâtisseurs et des artisans décrites en détail par Follet.

Il traverse un demi-siècle d’histoire anglaise, oscillant sans peine entre la froide intimité des rois et l’opulente misère des campagnes. Le récit est vif, rapide, il produit d’incessants rebondissements, et nous offre à connaître une série de personnages colorés : Tom le Bâtisseur, artisan et architecte, aussi intellectuellement frustre que moralement fin ; Ellen, fille des bois aux yeux jaunes ; Jack, son gauche de fils devenu maître bâtisseur de génie ; Aliena, noble beauté que le sort n’épargne guère ; William, noble brute que la bêtise n’épargne guère, ou encore Philip, ambitieux et habile prieur prêchant son humilité, et qui, à la toute fin de l’ouvrage, “fit un pas en avant. Il allait fouetter le roi. Il était heureux d’avoir vécu jusque-là. Après cet instant, songea-t-il, le monde ne serait jamais plus tout à fait le même.

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