Pour la scission de l’arrondissement Aywaille-Fléron

La désastreuse actualité politique inspire les édiles locales à rebondir sur l’émoi collectif afin d’exprimer leurs velléités territoriales et faire passer l’exigence avec l’eau du bain. Réunis sous le vocable « district de Fléron », ce canton électoral désire être scindé de l’arrondissement de Liège pour des raisons « éminemment culturelles et géologiques » (dit-on dans les milieux bien informés).

« Aywaille et Fléron, deux agréables communes qui n’ont plus rien de liégeois ! » si l’on en croit un commentateur anonyme à l’incontestable courage politique. Il ajoute qu’une fois le district scindé, ses habitants pourront être jugés en vrai wallon fléronais, incompréhensible des magistrats de l’ardente cité, qui ne djôsent qu’un français académique hermétique. Cette situation est par ailleurs fort répandue : ne dit-on pas « traduire en justice » ?

Il va plus loin : il affirme que la scission de l’arrondissement Aywaille-Fléron n’est qu’un premier pas vers l’indépendance aquilienne pure et simple. Aywaille mérite son autonomie, elle abrite tout de même la vache à lait économique du Monde Sauvage, leur « petit Zaventem » (sic). Par ailleurs, ultime estocade, Fléron et Aywaille sont et resteront éternellement séparés par une barrière naturelle irréductible : l’E25.

Scindons l’arrondissement Aywaille-Fléron ! Maintenant !

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